Fixation mini-invasive endomédullaire du biceps distal par endobouton filaire

La fixation mini-invasive endomédullaire du tendon distal du biceps par endobouton filaire est une technique chirurgicale moderne utilisée pour le traitement des ruptures distales aiguës du biceps chez le patient actif. Cette approche vise à restaurer l’anatomie et la biomécanique physiologique du biceps tout en limitant l’agression chirurgicale, les complications postopératoires et les délais de récupération fonctionnelle. Elle s’inscrit dans une évolution contemporaine de la chirurgie du coude, orientée vers des techniques fiables, reproductibles et mini-invasives.
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L’essentiel sur l’opération de la rupture du biceps

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Installation

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Incision

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Durée

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Immobilisation

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Kinésithérapie

  • Sur le dos (décubitus dorsal), et la main sur le coté sur une table

Localisation

  • Face antérieure de l’avant-bras (tiers proximal)

    Longueur

    • < 3 cm

    Pansement

    • 1 fois tous les deux jours.
      Ablation des points à J15
      • 20-30 min
      • Aucune
      • Oui, dès le 1e jour post-opératoire

      Comprendre la rupture du tendon distal du biceps

       

      Qu’est-ce que la rupture du biceps distal ?

      La rupture du tendon distal du biceps correspond à la déchirure complète ou partielle du tendon principal du biceps au niveau de son insertion sur la tubérosité radiale, située sur l’os du radius, dans l’avant-bras. Le biceps, muscle puissant du bras, agit comme une corde qui s’ancre solidement sur cet os pour permettre la flexion du coude et la supination de l’avant-bras (le mouvement qui permet de tourner la paume de la main vers le haut, comme pour utiliser un tournevis ou recevoir de la monnaie).

      Lorsque cette attache se rompt, le biceps tendon distal se rétracte dans le bras, entraînant une perte fonctionnelle significative. Cette blessure survient généralement lors d’un effort excentrique brutal (retenir une charge lourde qui tombe) ou d’un mouvement de soulèvement forcé. Elle touche principalement les hommes actifs âgés de 40 à 60 ans, notamment ceux exerçant des professions physiques ou pratiquant des activités sportives intenses.

       

      Quels sont les symptômes ?

      Le patient ressent typiquement :

      • Un « pop » audible et douloureux au moment de la rupture
      • Une douleur vive au pli du coude
      • L’apparition rapide d’un hématome important
      • Une déformation visible du biceps qui remonte dans le bras (« signe de Popeye inversé »)
      • Une perte de force marquée à la flexion du coude et surtout à la supination

      Le diagnostic clinique repose notamment sur le « Hook Test », un test simple et très fiable réalisé en consultation : l’impossibilité d’accrocher avec l’index le tendon latéral du biceps lorsque le coude est fléchi à 90° signe la rupture complète. L’imagerie par IRM confirme le diagnostic et permet d’évaluer la qualité du tendon, son degré de rétraction et l’état de la tubérosité radiale. L’échographie n’est pas un examen d’imagerie fiable pour le diagnostic des ruptures de biceps.

       

      Pourquoi opérer ? Les conséquences d’une rupture non traitée

      La rupture du tendon distal du biceps est responsable, en l’absence de réparation chirurgicale, d’une perte significative et définitive de la fonction du membre supérieur. Cette perte fonctionnelle touche principalement deux domaines :

      • La force de supination : Il s’agit de la perte la plus importante, pouvant atteindre 40 à 50% de la force par rapport au côté sain. La supination est le mouvement qui permet de tourner la paume de la main vers le haut. Cette fonction est essentielle dans de nombreux gestes de la vie quotidienne, professionnelle et sportive : utiliser un tournevis, ouvrir une porte, soulever une charge, lancer une balle. Cette perte de supination constitue un handicap majeur pour les patients actifs et ne peut être compensée par la rééducation seule.
      • La force de flexion du coude : Bien que moins affectée grâce à la compensation partielle par le muscle brachial, la perte de force de flexion reste significative, de l’ordre de 20 à 30%.

      Au-delà de la perte de force, la rupture non traitée entraîne également parfois une perte d’endurance musculaire et peut être source de gêne esthétique. Pour toutes ces raisons, le traitement chirurgical par réinsertion du tendon est fortement recommandé chez les patients actifs, et doit être réalisé rapidement, idéalement dans les premières semaines suivant la blessure.

       

      L’innovation technique : la fixation endomédullaire par endobouton filaire

      Le principe fondamental

      Le principe de la fixation mini-invasive endomédullaire repose sur une réinsertion anatomique du tendon distal du biceps sur la tubérosité radiale, en utilisant un système d’endobouton filaire intracortical. L’endobouton, petit implant formé par du fil non resorbable, prend appui sur la paroi interne de l’os du radius, créant ainsi une fixation extrêmement solide.

      Contrairement aux techniques transosseuses classiques, aux ancres de suture, aux endoboutons métalliques ou aux vis intra-osseuses, l’endobouton filaire permet d’obtenir une fixation robuste sans fragiliser la corticale radiale. Le caractère filaire de l’implant, par son faible encombrement, réduit considérablement le risque de fracture corticale et facilite la mise en place par voie mini-invasive. Cette configuration biomécanique autorise une mobilisation immédiate du coude dès le lendemain de l’intervention, élément central de la récupération fonctionnelle et de la prévention de la raideur postopératoire.

       

      Comment se déroule l’intervention ? Les étapes clés

      L’intervention, réalisée sous anesthésie locorégionale (seul le bras est endormi) ou générale, dure environ trente minutes et peut être effectuée en chirurgie ambulatoire (sortie le jour même). Voici les principales étapes :

      1. Incision unique et mini-invasive : Une petite incision de 3 cm ou moins est réalisée au pli du coude, le long de la face antérieure de l’avant-bras. Cette voie d’abord antérieure unique permet un accès direct et contrôlé à la tubérosité radiale tout en limitant le décollement des tissus mous. Le nerf cutané latéral de l’avant-bras est soigneusement identifié et protégé.
      2. Récupération et préparation du tendon : Le tendon distal du biceps, qui s’est rétracté dans le bras, est récupéré et ramené au niveau de son insertion naturelle. Il est ensuite préparé avec soin, « harnaché » à l’aide de fils de suture très résistants (type FiberLoop), en respectant la longueur, la qualité et l’orientation des fibres tendineuses.
      3. Perçage d’un fin tunnel dans le radius : Un tunnel osseux est créé avec précision dans le radius, à l’emplacement exact de l’insertion anatomique du tendon sur la tubérosité radiale. Cette étape est guidée par des repères anatomiques précis pour garantir un positionnement optimal. Il s’agit d’un tunnel très fin d’environ 2mm.
      4. Passage du tendon et de l’endobouton : Le tendon préparé, attaché à l’endobouton filaire par les fils de suture, est passé à travers le tunnel osseux.
      5. Déploiement et verrouillage de l’endobouton : Une fois le tendon en place, l’endobouton bascule et se déploie automatiquement à l’intérieur du canal médullaire du radius, en appui intracortical sur la bord interne de l’os. La tension est ajustée pour plaquer fermement le tendon contre son site d’insertion, maximisant ainsi la surface de contact tendon-os et favorisant une cicatrisation biologique optimale. Aucun implant complémentaire (vis de ténodèse) n’est ajouté ajouté pour renforcer la fixation.

      Cette approche mini-invasive réduit significativement le risque d’ossifications hétérotopiques (formation d’os anormal dans les muscles) et de synostose radio-ulnaire (soudure entre les deux os de l’avant-bras), et surtout de paralysie du nerf radial (nerf interosseux postérieur) complications historiquement associées aux techniques à double voie d’abord. Le respect des plans anatomiques et la limitation du traumatisme chirurgical contribuent à une récupération plus rapide et plus complète.

       

      Les avantages spécifiques de la fixation endomédullaire par endobouton filaire

      Comparée aux autres techniques de fixation du biceps tendon distal, la fixation endomédullaire par endobouton filaire présente plusieurs avantages décisifs :

      Critère Endobouton filaire endomédullaire Autres techniques
      Solidité biomécanique Fixation intracorticale offrant les charges à la rupture les plus élevées. Permet une mobilisation immédiate sans risque de lâchage. Ancres de suture : risque plus élevé de lâchage secondaire. Tunnels osseux : résistance mécanique inférieure.
      Sécurité neurologique Implant placé à l’intérieur de l’os (endomédullaire) : risque quasi nul de lésion du nerf radial. Endoboutons extra-corticaux (placés derrière le radius) : risque plus élevé de paralysie du nerf radial pouvant entraîner une impossibilité de relever la main.
      Préservation osseuse Implant filaire de faible encombrement : pas de fragilisation de la corticale, risque minimal de fracture, d’avulsion corticale. Vis d’interférence ou ancres volumineuses : peuvent fragiliser l’os et exposer à un risque de fracture de la tubérosité radiale. Les tunnels plus large expose à un risque accru d’ossification hétérotopique
      Voie d’abord Incision unique antérieure mini-invasive (3cm ou moins) : cicatrice discrète, récupération rapide. Techniques à double voie : cicatrices multiples, risque accru d’ossifications hétérotopiques et de synostose radio-ulnaire.
      Confort postopératoire Absence de matériel saillant : pas de douleur liée à l’implant. L’endobouton reste définitivement en place,  et sans métal. Ancres ou vis : peuvent être source de douleurs persistantes liées au conflit avec l’implant.

      Indications et contre-indications

      Quand opérer ? Les bonnes indications

      La fixation mini-invasive endomédullaire par endobouton filaire s’adresse principalement aux situations suivantes :

      • Ruptures complètes aiguës du tendon distal du biceps chez des patients actifs, motivés, sans contre-indication à une intervention chirurgicale. Le traitement chirurgical doit être réalisé idéalement dans les premières semaines suivant la blessure, et au plus tard avant 2 mois, afin d’éviter une rétraction tendineuse excessive qui compliquerait la réinsertion.
      • Ruptures partielles des fibres tendineuses chez des patients actifs avec une gêne fonctionnelle significative. Pour les ruptures partielles inférieures à 50%, un traitement conservateur peut être proposé en première intention, mais le traitement chirurgical d’emblée doit être discuté.
      • Ruptures chroniques (au-delà de 2 mois) : Contrairement à une idée reçue, la technique par endobouton filaire peut également être utilisée pour les ruptures chroniques, même si recours à une greffe tendineuse (allogreffe ou autogreffe). Cependant, l’usage d’une greffe tendineuse dépend du degré de rétraction tendineuse et de la qualité du tendon résiduel.

       

      Situations particulières

      Les ruptures anciennes avec rétraction sévère du tendon et fibrose importante peuvent limiter l’indication de la fixation endomédullaire mini-invasive directe. Dans ces situations, la perte de longueur tendineuse peut rendre la réinsertion anatomique difficile, voire impossible, et nécessiter des stratégies reconstructrices plus complexes, notamment par greffe tendineuse (autogreffe de fascia lata ou allogreffe).

       

      Planification préopératoire

      La planification préopératoire repose sur un examen clinique rigoureux (incluant le Hook Test) et une imagerie adaptée, en particulier l’IRM. Celle-ci permet d’évaluer avec précision la qualité du tendon, le degré de rétraction, l’état de la tubérosité radiale et l’environnement anatomique (présence d’ossifications, état du nerf radial). Ces éléments conditionnent la faisabilité et la sécurité de la fixation endomédullaire par endobouton filaire. L’échographie n’est pas utile, et tout résultat échographique doit être confirmé par un examen clinique et une IRM

       

      Le parcours de soins : à quoi s’attendre ?

      Avant l’opération

      Après la consultation initiale où le diagnostic de rupture du tendon distal du biceps est posé (examen clinique et Hook Test), une IRM ou une échographie est prescrite pour confirmer la rupture et évaluer sa sévérité. Un bilan pré-anesthésique est réalisé quelques jours avant l’intervention. Le chirurgien explique en détail la technique, les bénéfices attendus, les risques potentiels et le protocole de rééducation postopératoire.

       

      Le jour de l’intervention

      L’intervention dure environ une heure et est réalisée sous anesthésie locorégionale (bloc du plexus brachial : seul le bras est endormi) ou générale, selon les cas. La chirurgie peut être effectuée en ambulatoire (sortie le jour même) pour la majorité des patients. À la sortie, le bras est placé dans une attelle de confort, portée uniquement entre les séances de rééducation.

       

      Le suivi post-opératoire : chronologie de la récupération

      Jours 1 à 7 : Mobilisation immédiate

      Grâce à la solidité optimale de la fixation endomédullaire par endobouton filaire, le coude est mobilisé dès le lendemain de l’intervention. Des exercices de mobilisation active sont initiés immédiatement pour récupérer l’extension complète du coude. Dans notre pratique, la majorité de nos patients réouvrent complètement le coude entre 1 et 7 jours. L’attelle n’est portée que pour le confort, seulement les 12h qui suivent l’intervention chirurgicale.

      Cette mobilisation précoce est capitale pour prévenir la raideur postopératoire, complication redoutée après chirurgie du coude. Elle est rendue possible par la stabilité biomécanique de la fixation qui autorise des mouvements sans risque de lâchage du montage.

      Semaines 1 à 6 : Protection et récupération des mobilités

      Durant cette phase, la kinésithérapie guide la récupération progressive des amplitudes articulaires du coude (flexion et extension) et de l’avant-bras (pronosupination). Aucun effort de traction, mais on débute progressivement le port de charge et le travail contre résistance. L’augmentation des charges est progressive et peut aller jusqu’ à 7 kg. Les gestes de la vie quotidienne sont progressivement repris, à l’exception des activités physiques.

      Semaines 6 à 12 : Renforcement musculaire progressif

      À partir de la 6ème semaine postopératoire, le renforcement musculaire progressif du biceps est poursuivi sous la supervision du kinésithérapeute. Les exercices de résistance sont également poursuivis graduellement, en contrôlant l’intensité et la charge. L’objectif est de restaurer la force musculaire complète tout en respectant la cicatrisation tendineuse. Les charges sont progressive et peuvent aller au-delà de 7kg. Les activités physiques sont reprises à la sixième semaine (natation, vélo, course à pied, tennis)

      Après 3 mois : Reprise des activités physiques sollicitant fortement le biceps

      Reprise de toutes les activités sans restriction. La reprise des activités professionnelles physiques et des activités sportives hyper sollicitant le biceps (musculation, escalade, sport de combat etc) est généralement autorisée à partir du 3ème mois postopératoire. Le travail de force se poursuit.

      Après 6 mois : Récupération de la performance

      À ce stade, la récupération fonctionnelle est optimale, les charges portées sont maximales et le patient a retrouvé ses performances pré-opératoire.

       

      Résultats fonctionnels attendus

      Les données cliniques issues de la littérature scientifique et de notre expérience rapportent une restitution quasi complète de la force de flexion et de supination, généralement comprise entre 88 et 99% par rapport au côté sain. Les scores fonctionnels (DASH, Mayo Elbow Performance Score) sont élevés, traduisant une récupération excellente dans les activités de la vie quotidienne, professionnelle et sportive.

      L’étude de Dillon et al. (2010) confirme que « tous les patients ont récupéré une amplitude de mouvement fonctionnellement complète » avec la technique EndoButton métallique. La mobilisation précoce permise par la solidité de la fixation endomédullaire est un facteur clé de ces excellents résultats, permettant d’éviter la raideur postopératoire tout en sécurisant la cicatrisation tendon-os.

       

      Complications et risques

      Le profil de complications de la fixation endomédullaire par endobouton filaire est favorable. Les complications majeures sont rares :

      • Atteintes neurologiques : L’atteinte du nerf cutané latéral de l’avant-bras (sensation diminuée sur la face externe de l’avant-bras) est la complication la plus fréquente, liée à la voie d’abord antérieure et un endobouton extracortical. Elle est le plus souvent transitoire et récupère spontanément en quelques semaines à quelques mois. Le risque de lésion du nerf radial (responsable de l’impossibilité de relever la main) est quasi nul avec la technique endomédullaire, contrairement aux techniques utilisant des endoboutons extra-corticaux placés derrière le radius. Ce risque a été considérablement diminué grâce à l’approche endomédullaire par endobouton filaire.
      • Ossifications hétérotopiques et synostose radio-ulnaire : Le risque de formation d’os anormal dans les muscles (ossifications hétérotopiques) ou de soudure entre le radius et l’ulna (synostose radio-ulnaire) est significativement réduit par la voie d’abord unique antérieure, la mobilisation précoce, et un tunnel fin seulement 2.6mm, par rapport aux techniques chirurgicales à double voie ou et inlay.
      • Rerupture : Les taux de rerupture rapportés dans la littérature sont faibles, généralement inférieurs à 3% à moyen et long terme. Ces résultats confirment la fiabilité et la durabilité de la fixation endomédullaire par endobouton filaire lorsqu’elle est réalisée dans des indications bien posées et suivie d’un protocole de rééducation adapté.
      • Raideur postopératoire : Grâce à la mobilisation immédiate, le risque de raideur du coude est très faible. La récupération rapide de l’extension complète, souvent dès la première semaine, témoigne de l’efficacité de cette stratégie.
      • Infection : Comme pour toute chirurgie, un risque infectieux existe mais reste très faible (< 1%) avec le respect des protocoles d’asepsie.
      • Douleur liée à l’implant : Contrairement aux ancres de suture ou aux vis d’interférence qui peuvent être source de douleurs persistantes, l’endobouton filaire endomédullaire, de faible encombrement et situé à l’intérieur de l’os, n’entraîne généralement aucune gêne.

       

      Questions fréquentes (FAQ)

      La douleur postopératoire est-elle importante ?

      La douleur postopératoire est généralement modérée à faible et bien contrôlée par des antalgiques classiques (paracétamol, anti-inflammatoires). Elle diminue progressivement dans les premiers jours suivant l’intervention. La douleur initiale est souvent liée à l’hématome et au traumatisme chirurgical, mais elle reste de courte durée grâce au caractère mini-invasif de la technique.

       

      Quand pourrai-je reconduire ?

      La reprise de la conduite automobile dépend du côté opéré et du type de véhicule. Pour un bras non dominant et une voiture automatique, la conduite peut être reprise après 5 à 7 jours. Pour le bras dominant ou une boîte manuelle, un délai de 4 à 6 semaines est généralement recommandé. Il est important de retrouver une force et une réactivité suffisantes avant de reprendre le volant.

       

      Quelle est la durée de l’arrêt de travail ?

      La durée de l’arrêt de travail varie selon l’activité professionnelle :

      • Travail de bureau, sédentaire : 1 à 2 semaines
      • Travail avec port de charges légères : 6 à 8 semaines
      • Travail de force, métiers manuels : 3 à 4 mois

       

      L’implant (endobouton) doit-il être retiré ?

      Non, l’endobouton filaire reste définitivement en place à l’intérieur de l’os. Il n’a pas besoin d’être retiré et ne nécessite aucun entretien particulier. Il ne provoque généralement aucune gêne ni douleur.

       

      Puis-je reprendre le sport ? À quel moment ?

      La reprise sportive est progressive :

      • Sports sans contrainte avec sollicitation modérée (course à pied, vélo, natation, tennis) : après 6 semaines
      • Sports de force et de contact (musculation, escalade, sports de combat) : après 3 mois

       

      Quels sont les signes d’alerte après l’opération ?

      Il est important de consulter rapidement en cas de :

      • Douleur intense et brutale évocatrice d’une rerupture
      • Fièvre, rougeur, écoulement au niveau de la cicatrice (signes d’infection)
      • Impossibilité persistante de relever la main ou les doigts (atteinte du nerf radial, très rare)

       

      Le tendon biceps distal douleur peut-il persister après l’opération ?

      Des douleurs résiduelles légères au niveau de la zone d’insertion peuvent persister pendant quelques semaines, liées à la cicatrisation tendon-os. Elles diminuent progressivement avec la rééducation. Une douleur persistante au-delà de 3 mois doit faire rechercher une cause (ossification, conflit tendon/os, tendinite, une compression d’un nerf) et justifie une consultation et éventuellement une IRM.

       

      Une infiltration du tendon est-elle possible en cas de douleur chronique ?

      En cas de tendon biceps distal douleur persistante malgré la rééducation, une infiltration (par PRP ou corticoide) peut être discutée. Cependant, cette situation est exceptionnelle après fixation endomédullaire par endobouton filaire. La distal biceps tendon injection technique doit être réalisée sous échographie par un opérateur expérimenté, en prenant toutes les précautions nécessaires (stérilité, localisation précise). Les corticoïdes sont associé à un risque théorique de fragilisation.

       

      Conclusion : une technique de référence pour les patients actifs

      En pratique, la fixation mini-invasive endomédullaire du biceps tendon distal par endobouton filaire combine réinsertion anatomique, fixation intracorticale fiable et mobilisation précoce sécurisée. Dans une pratique spécialisée du coude, notamment en Île-de-France où les exigences fonctionnelles sont élevées, elle répond aux attentes des patients actifs en termes de récupération rapide, de sécurité et de durabilité des résultats.

      Cette technique constitue aujourd’hui une option de référence dans la prise en charge chirurgicale des ruptures distales aiguës et chroniques du biceps. Sa supériorité biomécanique, son caractère mini-invasif et ses excellents résultats fonctionnels en font un choix privilégié pour les chirurgiens spécialisés et leurs patients.

      Si vous pensez souffrir d’une rupture du tendon distal du biceps, il est crucial de consulter un spécialiste rapidement. Un diagnostic précoce et une prise en charge chirurgicale dans les premières semaines optimisent les résultats fonctionnels. N’hésitez pas à prendre rendez-vous pour un examen clinique complet et discuter de la meilleure option thérapeutique adaptée à votre situation.

      Vidéo de la technique chirurgicale

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