par | 6 août 2026

Épitrochléite à droite : comment gérer quand on est droitier ?

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : golfer's elbow | Interventions programmées

L’épitrochléite est une tendinopathie des tendons qui s’insèrent sur la face interne du coude. C’est ce que l’on appelle le « golfer’s elbow », à distinguer de l’épicondylite, ou « tennis elbow », qui touche la face externe. Elle provoque une douleur interne du coude, réveillée par la préhension forte, la flexion du poignet et la pronation. Quand c’est le côté droit qui est touché chez un droitier, la difficulté est surtout pratique : porter, serrer, écrire, conduire reposent sur ce bras, ce qui rend le repos relatif plus difficile à tenir. Comment soulager alors la douleur d’une épitrochléite sans tout arrêter, et quand consulter un spécialiste du coude ?

 

Épitrochléite droite : d’où vient cette douleur du coude interne ?

 

L’épitrochlée correspond à la petite saillie osseuse de la face interne du coude. Les tendons des fléchisseurs et pronateurs de l’avant-bras viennent s’y insérer. Quand ces tendons sont sur-sollicités, ils s’irritent et finissent par dégénérer. C’est l’épitrochléite, marquée par une douleur sur la face interne du coude. Ce mal au coude est majoré à la flexion du poignet et à la pronation contre résistance, et elle peut s’étendre vers l’avant-bras.

L’épitrochléite peut toucher le bras dominant comme le bras non dominant. Les microtraumatismes viennent de la répétition de gestes précis : préhension forte, flexion du poignet en résistance, pronation, port de charges. On les retrouve au golf, dans les sports de raquette, en musculation, en bricolage ou sur certains postes de travail répétitifs. Plus rare que l’épicondylite latérale (le « tennis elbow », qui touche le versant externe), l’épitrochléite reste fréquente chez les golfeurs, les joueurs de padel et autres sports de raquette, et les travailleurs manuels. Quand c’est le bras dominant qui est atteint, la contrainte quotidienne est simplement plus difficile à éviter : serrer un objet, utiliser une souris, soulever un sac deviennent des épreuves, et c’est souvent ce qui pousse à consulter plus tôt un généraliste ou un spécialiste du coude.

 

Épitrochléite droite du droitier : soulager le coude droit sans l’immobiliser

 

La première mesure pour traiter une épicondylite latérale ou médiale reste le repos relatif, pas l’immobilisation stricte. Il faut repérer les gestes qui déclenchent la douleur et les suspendre un temps, tout en gardant une mobilité douce. L’immobilisation totale et prolongée n’accélère rien. En effet, elle favorise la raideur et la fonte musculaire. Forcer malgré la douleur ne « décrasse » pas le tendon non plus. Au contraire, cela aggrave la lésion. La bonne voie est entre les deux. Avant de traiter une douleur interne du coude comme une tendinopathie, il faut toutefois écarter les autres causes possibles : une compression du nerf ulnaire et une lésion du ligament collatéral médial.

Après tout effort, le froid appliqué localement quelques minutes à travers un linge, aide à calmer la composante douloureuse. Côté appareillage, le port d’une attelle pour épitrochléite est fréquemment proposé, et il y a là une vraie subtilité. Paradoxalement, cette attelle se place en effet au poignet, pas au coude. En bloquant les mouvements réflexes du poignet la nuit, elle met les tendons épicondyliens médiaux au repos complet. Le réglage et la durée de port relèvent d’une prescription personnalisée, avec l’aide d’un kiné et d’un chirurgien spécialiste du coude.

Reste l’adaptation des gestes, qui fait partie intégrante du traitement. Quelques réflexes utiles quand le côté droit est touché :

  • À la maison, répartir les charges sur les deux bras et éviter de porter les sacs lourds du côté douloureux.
  • En bricolage, limiter le vissage manuel répétitif et privilégier les outils électriques.

Dans les faits, le geste qui revient le plus à corriger reste la préhension forte en pronation, celui-là même qui tire sur les tendons épitrochléens. Ces ajustements ne remplacent pas le traitement, mais ils limitent les rechutes pendant la cicatrisation.

 

Exercice et reprise du sport après une épitrochléite

 

Le traitement naturel d’un golfer’s elbow repose sur des exercices réguliers, pour assouplir l’articulation du coude et renforcer les muscles.

 

Exercice de kiné après une épitrochléite

La kinésithérapie du coude reste le pilier de la prise en charge. Le protocole s’articule autour de deux axes complémentaires. D’abord, des étirements des fléchisseurs de l’avant-bras : bras tendu, paume vers le haut. Le patient abaisse doucement la main avec l’autre main jusqu’à sentir une tension sur la face interne. Ensuite, un renforcement progressif, en particulier excentrique, sollicite le tendon de façon contrôlée et indolore.

La récupération d’une épitrochléite est lente et progressive, en général de 2 à 3 mois. Cette durée dépend de l’ancienneté des symptômes et de l’intensité des sollicitations. Sur le bras dominant, difficile à reposer, le délai s’allonge ainsi souvent. Aucune durée fixe ne peut donc être promise : tout dépend du patient, de son activité et de son assiduité à la rééducation.

 

Reprise du sport après une épitrochléite

La reprise du sport, elle, ne se précipite pas. Elle n’intervient qu’une fois la douleur calmée au repos et dans les gestes du quotidien. On reprend par paliers, avec un échauffement strict, et l’on en profite pour corriger la technique sportive ou le matériel. C’est précisément cette correction qui protège des récidives, fréquentes du côté dominant.

Et si la douleur persiste malgré tout ? Une épitrochléite qui résiste plusieurs mois à un traitement conservateur bien conduit justifie un avis spécialisé. Le chirurgien du coude confirme le diagnostic et écarte les autres causes de douleur interne : une atteinte du nerf ulnaire, qui peut aussi être associée à l’épitrochléite et donne alors des fourmillements dans les deux derniers doigts, et une lésion du ligament collatéral médial. En cas d’échec de la kinésithérapie, une injection de PRP ou de corticoïdes peut être proposée. Son effet reste toutefois transitoire, de quelques semaines, et ne permet pas d’éviter la chirurgie. L’intervention, elle, consiste à décrocher l’insertion des tendons épitrochléens : c’est la ténotomie. Elle se réalise à ciel ouvert, par une courte incision (mini-open), sans réinsertion tendineuse. La reprise est rapide : environ deux semaines pour une activité non manuelle, certains patients reprenant dès 72 heures, et six semaines pour un travail manuel.

 

Foire aux questions sur l’épitrochléite droite chez un droitier

 

Combien de temps dois-je me reposer si j’ai une épitrochléite au bras droit ?

Comptez en général 2 à 3 mois, sans durée garantie. On privilégie un repos relatif, en évitant les gestes douloureux plutôt qu’une immobilisation totale. En effet, cette dernière retarderait plutôt la récupération. Le délai dépend de l’ancienneté des symptômes et de l’usage de votre bras dominant.

 

Est-ce que je peux soigner une douleur du coude avec un traitement naturel ?

Le froid et le repos relatif soulagent la phase douloureuse, mais ne suffisent pas à guérir durablement. Pour une tendinite du coude, ces mesures doivent s’accompagner d’une correction mécanique (attelle de poignet nocturne, adaptation des gestes) et surtout d’une rééducation kinésithérapique.

 

Quels sont les 4 exercices pour soulager naturellement une épitrochléite ?

La pratique régulière d’exercices permet de soulager des symptômes d’épitrochléite. Ceux-ci doivent être entrepris après avis d’un spécialiste du coude et d’un kiné. Les quatre exercices les plus fréquents pour épitrochléite sont l’étirement des fléchisseurs, leur renforcement excentrique et le renforcement concentrique des extenseurs du poignet et des extenseurs des doigts.

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