L’instabilité du coude peut avoir des origines diverses, traumatisme ou micro-traumatismes répétés, en particulier chez les sportifs. Les symptômes incluent de la douleur et une gêne fonctionnelle souvent importante. Le traitement de l’instabilité du coude est avant tout chirurgical, les mesures conservatrices étant réservées à des cas très particuliers.
Instabilité du coude : qu’est-ce que c’est ?
Le coude est une articulation complexe au sein de laquelle se rejoignent l’humérus, os du bras, et le radius et l’ulna, les deux os constitutifs de l’avant-bras. La stabilité de cet ensemble est assurée par diverses structures : la capsule articulaire, des ligaments (collatéraux médial et latéral, ligament annulaire), et des muscles environnants.
C’est lorsque ces différents éléments ne sont plus à même de maintenir l’emboîtement des surfaces articulaires pendant les mouvements (la « congruence articulaire ») que l’on parle d’instabilité du coude.
La forme la plus fréquente est l’instabilité « postéro-latérale rotatoire » (PLRI, « postero-lateral rotatory instability » en anglais). Elle fait souvent suite à une luxation ou à un traumatisme indirect et correspond à une atteinte du ligament collatéral latéral ulnaire (LCUL). Plus rarement, l’instabilité du coude peut aussi être « médiale » (lésion du ligament collatéral médial, LCM).
Au-delà des traumatismes, l’instabilité du coude peut se déclencher quand l’articulation est sollicitée de manière excessive, notamment par la pratique de certains sports (tennis, handball, golf, judo, lutte…).
Les principaux symptômes incluent une gêne fonctionnelle, une sensation de « décrochage » et des douleurs sur la face latérale ou médiale du coude, en fonction du ligament atteint (LCM ou LCUL).
Le diagnostic, réalisé en rendez-vous par un chirurgien spécialiste du coude, associe un examen clinique et des analyses d’imagerie médicale.
Traitement de l’instabilité du coude
Le traitement médical est possible mais peut être envisagé chez certains sujets peu actifs, âgés, ou présentant des contre-indications strictes à la chirurgie. Dans ces cas très particuliers, la stratégie est alors de renforcer les muscles stabilisateurs au cours de séances de kinésithérapie qui s’échelonnent sur plusieurs semaines.
Cependant, la chirurgie constitue le traitement de référence. Selon les cas (type d’instabilité, ancienneté, état des structures environnantes…), l’intervention peut prendre différentes formes, notamment en rattachant le ligament atteint sur l’humérus via une ancre, ou, lorsque les lésions ligamentaires sont trop importantes et anciennes pour permettre ce geste, en pratiquant une « ligamentoplastie ». La chirurgie consiste alors à remplacer ou renforcer le ligament par une greffe de tendon.
Le Docteur Laumonerie a développé diverses techniques innovantes mini-invasives. Grâce à des incisions réduites (1cm ou 3cm selon les indications) et la mobilisation immédiate du coude après la chirurgie, de nombreux patients récupèrent une mobilité articulaire complète entre 1 et 3 semaines. Selon leur nature, les activités physiques peuvent ensuite être reprises entre 1 mois ½ et 3 mois.
