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L’épitrochléite et son temps de guérison

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Le coude est une articulation complexe et l’épitrochléite est l’une des nombreuses affections susceptibles de l’atteindre. Cette pathologie, aussi connue sous le nom de « golfer’s elbow », induit des douleurs et une gêne au quotidien. Son traitement en première ligne est de nature conservatrice mais une chirurgie peut néanmoins parfois être nécessaire. Le temps de guérison de l’épitrochléite varie de quelques semaines à quelques mois.

 

Epitrochléite : qu’est-ce que c’est ?

 

L’épitrochléite est aussi appelée « golfer’s elbow » ou « épicondylite médiale ». Cette pathologie, le plus souvent unilatérale, induit des douleurs sur la face interne du coude, plus précisément au niveau de l’épitrochlée. Cette proéminence osseuse de petite taille est localisée sur l’extrémité distale de l’humérus, sur sa face médiale, côté interne du bras.

La douleur se déclenche progressivement à l’effort et peut parfois persister au repos. Elle est accentuée par les gestes de flexion du poignet en résistance, la pronation et la préhension, et peut par ailleurs s’étendre dans l’avant-bras, atteignant parfois même le poignet. D’autre part, chez certains sujets, une faiblesse musculaire ou une gêne pour les gestes du quotidien sont aussi observées.

La plupart du temps, cette affection est due à des micro-traumatismes engendrés par une sur-sollicitation des tendons épicondyliens médiaux, mais une mauvaise coordination musculaire peut aussi en être la cause.

 

Epicondylite médiale : modes de prise en charge

 

Une fois le diagnostic posé par un spécialiste du coude, le traitement du golfer’s elbow est avant tout médical. Le coude doit être mis au repos, en adaptant les gestes déclencheurs ou en les arrêtant temporairement. Par ailleurs, la prescription d’une attelle antalgique de poignet nocturne est fréquente. Elle permet de ménager les tendons épicondyliens en réduisant les contraintes et en limitant les mouvements douloureux.

La kinésithérapie est d’autre part indispensable : exercices d’étirements, renforcement musculaire, travail de proprioception et réadaptation gestuelle. Enfin, des antalgiques ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont prescrits. Ils peuvent éventuellement s’accompagner d’infiltrations de corticoïdes (répétition à éviter), voire d’injections de Plasma Riche en Plaquettes pour stimuler la régénération tissulaire.

Ces différentes mesures s’avèrent souvent efficaces et le temps de guérison de l’épitrochléite est alors de l’ordre de quelques semaines. Néanmoins, dans certains cas, les douleurs persistent malgré le traitement conservateur. Ces formes résistantes nécessitent alors une intervention chirurgicale, tout comme celles qui engendrent une invalidité conséquente ou un risque significatif de rupture du tendon épitrochléen.

Les résultats de cette intervention sont majoritairement satisfaisants. Le retour à une vie sportive et professionnelle normale a lieu entre 2 à 4 mois et, d’après certaines études, le taux de satisfaction des patients opérés est de l’ordre de 85 %.

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